Le patrimoine ethnologique de Forallac est composé de mas, de sources, de sentiers, de fours à chaux et de puits à glace. Il reflète les activités traditionnelles d’exploitation des forêts.
Les sources ont toujours été liées aux travaux et à la vie des habitants. Ces lieux pleins de magie ont accueilli de nombreux événements au cours du temps. La municipalité de Forallac compte de nombreuses sources, particulièrement dans la partie du village qui se trouve dans le massif des Gavarres. Certaines d’entre elles sont très réputées pour la qualité de leur eau. Les caractéristiques géomorphologiques du massif ont favorisé la naissance de nombreuses sources. Cet héritage d’une grande valeur naturelle est très intéressant. Les Gavarres sont un massif de roches granitiques et filoniennes de porosité presque nulle. Les rares réserves d’eau existantes apparaissent dans des fractures, des diaclases ou des zones d’altération. La circulation de l’eau est très lente, en raison de la faible perméabilité de la roche et l’eau se fraie un chemin grâce aux irrégularités du terrain : failles, diaclases, points de contact entre les différents matériaux... De fait, la plupart des jaillissements se situent dans ces discontinuités.

Source de Fonteta
La source de Fonteta est l’une des plus intéressantes de Forallac. Elle est considérée par les habitants comme la source principale de la localité même si elle est passée au second plan suite à la construction d’une autre source sur la place de l’église. La source donne de l’eau tout au long de l’année. Elle est protégée par une structure de grès en forme de voûte et son accès est facilité par des marches. Un lavoir se trouve également à proximité.

Source de Santa Susanna
L’actuelle source de Santa Susanna a été construite en 1704, même si de nombreux documents historiques attestent d’une existence bien antérieure à cette date. Abritée par des chênes verts impressionnants, elle se trouve à l’intersection du ruisseau de Peralta et du chemin de Santa Susanna. Ce lieu accueillant invite à une halte en toute saison. Autrefois, les familles du village venaient y pique-niquer. L’eau coule par orifice en pierre qui est désormais pratiquement enterré. La source était autrefois utilisée par les paysans des environs.
Par le passé, l’eau était également utilisée pour la fabrication de glace. Cette industrie, documentée dans le massif des Gavarres depuis le milieu du 16ème siècle, a atteint son apogée entre le milieu du 17ème siècle et la fin du 18ème siècle. Les vestiges de onze puits à glace ont été localisés dans les Gavarres.
Il s’agit de structures de grandes dimensions, construites en pierre, sur le versant nord et recouvertes d’une voûte, en pierre également. Le stockage de la glace dans un dépôt isolé surgit de la nécessité d’avoir accès à de la glace pendant toute l’année. En effet, avant la démocratisation des systèmes de refroidissement modernes, la glace était un produit essentiel, non seulement pour la conservation des aliments, mais également pour ses vertus curatives.
Le puit à glace le plus important de Forallac est probablement celui du mas Cals de Fitor. Il s’agit d’un grand dépôt souterrain, utilisé il y a plus de 200 ans pour stocker la glace qui provenait en hiver du ruisseau congelé du mas Petit. À cette époque, à la suite d’une petite ère glaciaire, il faisait beaucoup plus froid qu’aujourd’hui, ce qui a permis le développement de l’industrie de la glace. Le commerce de la glace y a probablement prospéré car le puit était situé au pied du « camí ral » (route principale) qui, jusqu’au milieu du 19ème siècle, reliait le port de Palamós à la ville de Gérone. Le puits est de forme trapézoïdale et sa construction date probablement du 13ème siècle.
Les localités de Fonteta et de Sant Climent de Peralta comptaient également plus d’une vingtaine de fours à chaux, dont quatre ont complètement disparu.

Les autres sont encore visibles aujourd’hui, malgré leur piètre état de conservation. Dans la plupart des cas, ils sont cachés par une épaisse végétation. Jusqu’au premier tiers du siècle dernier, Forallac était spécialisée dans la fabrication de chaux et approvisionnait la demande de la région. Une partie de la chaux était chargée dans des trains et des navires à destination de Barcelone. Des vestiges de carrières sont également visibles à proximité des fours. Il y a une cinquantaine d’années, tout le monde à Fonteta et Sant Climent était lié, d’une manière ou d’une autre, à l’industrie de la chaux : exploitation forestière pour le bois, carrière pour la pierre, fours à chaux ou véhicules pour le transport.
Les carrières, nombreuses, étaient toujours situées à proximité des fours, afin de faciliter le transport de la pierre. Outre les huit principales carrières qui ont localisées, certaines, moins importantes, étaient exploitées à titre d’essai.
Autres patrimoine
Le village de Peratallada est situé dans la province de Gérone, à mi-chemin entre Barcelone et la frontière française, au cœur de l’Empordà et à quelques kilomètres de la Costa Brava.
Son climat agréable et sa facilité d’accès, l’importance des festivals et des événements populaires, le caractère unique des fêtes et des marchés, la beauté des criques et des plages, le riche patrimoine culturel et historique, la gastronomie de qualité et le très large éventail d’activités et de services offerts par notre région font de l’Empordà un cadre idyllique pour passer des vacances de rêve.

En plus de son patrimoine architectural et historique, la ville est également connue pour son offre artisanale et surtout gastronomique. Les rues du village regorgent de nombreux restaurants qui complètent idéalement les visites.
Peratallada a réussi à préserver son caractère rural tout en se maintenant fidèle à ses origines architecturales et urbaines. Elle a réussi à s’étendre harmonieusement au-delà de ses murailles. La ville conserve encore son tracé urbain médiéval. De la plaça de Les Voltes (place des arcades), avec ses porches uniques, jusqu’au méandre de ruelles étroites, vous pourrez découvrir un ensemble unique d’architecture populaire. Des vieilles maisons typiques du 16ème siècle sont encore présentes sur les parties les plus anciennes des murailles. Les maisons traditionnelles de Peratallada sont divisées en deux parties, avec un rez-de-chaussée en arcades qui sert de magasin et de cave, et un premier étage qui accueille la partie résidentielle. Éventuellement, un deuxième étage sert de grenier ou de grange et très souvent, l’arrière donne sur une large cour.

Le toponyme de Petra scissa ou Petra Tallada est attesté depuis le 10ème siècle. Plus tard, le nom apparaît, avec quelques légères variantes, soit dans le village, soit dans les noms des membres de la lignée de Peratallada, devenue au fil du temps l’une des plus importantes lignées du Baix Empordà. Par exemple, en 1062, mention est faite d’un certain Bernardi de Patra Taliada ; en 1065, d’un Castro de Petra Taliata. Voici une liste de toutes les variantes du nom ainsi que leur date : Petrataliata (1088), Petra Taliata (1111), Petra Talata (1112), Petra Incisa et Patra Taiata (1128), Petra tayada (1143), Petra incisa (1169, 1173), Petricissa (1202, 1222), etc.
L’église de Sant Esteve
Il s’agit d’une église romane à nef double, avec des absides semi-circulaires, construite avec un appareil de pierres de taille carrées. Sur la façade, il convient d’admirer le portail, avec son arc en plein cintre à voussoirs, ses moulures, la rosace simple et les trois corbeaux qui soutenaient certainement des poutres d’un porche disparu. L’église romane a subi plusieurs modifications plus tardives, particulièrement visibles à l’intérieur. La nef centrale a une voûte en ogive avec trois arcs-doubleaux ; la nef du nord a une voûte en berceau, suivie d’une section en ogive. À l’heure actuelle, l’intérieur du bâtiment n’est pas ouvert au public.
Le château fort
Les documents écrits montrent qu’il existait dès 1065, mais certaines structures architecturales semblent attester d’une présence bien plus ancienne. Dans son état actuel, il présente des parties d’époques et de styles différents. Il s’agit d’un vaste mélange de bâtiments qui forment l’une des forteresses médiévales les plus intéressantes du pays. Ce château, qui avait été abandonné et finalement vendu par les descendants des Cruïlles-Peratallada, fut utilisé pendant des années par les paysans jusqu’à ce que les propriétaires actuels, les comtes de Torroella de Montgrí, décident de le restaurer, vers 1965. Son état actuel permet de distinguer deux secteurs clairement différenciés en fonction de leur structure et de leur fonction historique : la partie fortifiée et le palais.

La partie fortifiée ou défensive, c’est-à-dire le château à proprement dit, est perché sur un immense socle de grès naturel, coupé artificiellement pour lui conférer une certaine verticalité. Le monticule rocheux s’élève quatre ou cinq mètres au-dessus du sol. Il présente deux côtés rectilignes. Les deux autres forment des courbes irrégulières. Le donjon, véritable emblème de la ville, surplombe l’ensemble. La muraille qui l’entoure suit la forme irrégulière de la colline et conserve quelques merlins. Les pierres massives de la muraille qui encercle la tour pourraient provenir d’une construction de l’époque romaine tardive ou wisigothique.
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Le plan du château correspond aux forteresses du haut Moyen Âge, typiques de l’époque carolingienne. Cependant, la structure architecturale actuelle est le résultat de reconstructions plus tardives. Elle est considérée comme romane (11-12ème siècles), tout comme l’essentiel de l’enceinte fortifiée, malgré quelques réformes plus tardives. Des vestiges d’un village plus ancien, antérieur aux bâtiments médiévaux subsistants, peuvent être observés jusqu’à l’ancienne fortifiée, mais également à ses pieds, notamment dans l’arrière-cour du palais et au-dessous. Plusieurs fondations et de nombreuses cavités et rainures sont encore visibles dans le sol rocheux.
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Le palais est composé de différents composantes qui occupent une grande surface au sud-est et au niveau inférieur de la partie défensive. Il présente un plan complexe, irrégulier et éclaté. Ces constructions entourent la cour centrale, même s’il existe d’autres espaces ouverts, partiellement clos par des murs en pierre. La façade principale du palais donne sur le côté et occupe une grande partie de la Plaça del Castell. Les travaux de restauration ont permis de rétablir la structure d’origine de certaines de ses ouvertures. On trouve ainsi, à l’étage, quatre grandes fenêtres à meneaux avec des arcs gothiques, de fines colonnes et des chapiteaux tréflés surmontés de motifs décoratifs chantournés.

En 2009, la vieille ville a été déclarée par la direction générale du patrimoine de la Généralité « bien culturel d’intérêt national » (BCIN), dans la catégorie « site historique ». Le village comporte un centre historique de grand intérêt architectural, structuré autour d’un ensemble formé par le château fort et l’église paroissiale de Sant Julià et Santa Basilissa.
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Le site conserve la plupart des caractéristiques des villages médiévaux catalans. Selon le texte officiel, le village « s’articule autour d’un certain nombre de rues et d’espaces d’intérêt architectural qui invitent à la contemplation et à la marche à pied dans la vieille ville de cette municipalité » ce qui « rend l’intégration et la préservation de ce site historique particulièrement nécessaire ».
L’église paroissiale de Sant Julià et Santa Basilissa est l’ancienne chapelle du château. Le bâtiment actuel date du 16ème siècle, de style gothique tardif avec des décorations typiques de la Renaissance, et il est fortifié. Une nécropole du haut Moyen Âge a été révélée dans la partie sud, avec des tombes anthropomorphes et des dalles sous l’église et le château, où se trouve un fragment de sarcophage décoré. Des vestiges de l’ancienne église, sans doute romane, ont également été retrouvés.
Le château fort conserve une bonne partie de sa structure de base du 14ème siècle. De nombreuses réformes de la première moitié du 16ème siècle, effectuées sur ordre de Miquel Sarriera, ont modifié la disposition intérieure et la décoration. D’autres réformes ont été effectuées autour de 1725, avant que le bâtiment ne soit transformé en ferme. Il s’agit d’un édifice de deux étages avec trois baies qui, avec l’église, entourent un rez-de-cour de forme trapézoïdale. Il a été déclaré monument national en 1931.
Des restes épars des murs subsistent autour de l’église et du palais. Certains sont dissémines entre les maisons. L’élément le mieux conservé est la porte de la tour du nord-est, de plan carré, avec sa porte à voussoirs. Une autre tour, cylindrique, subsiste au sud-ouest du village, coincée entre les maisons.
Plusieurs bâtiments des 17ème et 18ème siècles présentent un certain intérêt architectural. Il s’agit de maisons avec des portes à voussoirs, des écus et des fenêtres décorées, et qui se trouvent dans les rues au nord de la plaça Major, en dehors de l’enceinte, ainsi que dans le carrer Major (la grand-rue). La partie montagneuse de la localité est accueille des pins et des chênes verts, ainsi que des oliveraies et des vignobles. Des céréales, du fourrage et des légumes sont cultivés sur le reste des parcelles, principalement sèches. Une petite parcelle irriguée utilise l’eau de la nappe phréatique pour la culture de plantes potagères, de maïs et de fourrage. L’élevage de volaille, de bovins et de porcs, ainsi que les activités industrielles qui y sont liées, complètent cette économie.
A mi-chemin entre Peratallada et Vulpellac, ce site médiéval comprend l’église de Sant Esteve et la nécropole médiévale, avec d’importants sarcophages monolithiques de grès.
Les fouilles archéologiques réalisées dans la zone ont permis de mettre au jour les restes d’un cimetière médiéval, visibles à proximité de l’église de Sant Esteve.
Les vestiges archéologiques qui sont visibles actuellement correspondent à une nécropole ou à un cimetière de l’époque médiévale. Une nécropole moderne (16-18ème siècles) recouvre les vestiges plus anciens. La nécropole médiévale, datée approximativement entre les 10ème et 15ème siècles, se trouvait dans les environs de l’église et sous les vestiges de l’époque moderne. Les fouilles se sont avérées complexes car de nombreuses tombes modernes recouvraient les sépultures médiévales.
Entre les mois de novembre 2004 et mai 2005, la mairie a procédé à des fouilles archéologiques autour de l’église Sant Esteve de Canapost, ce qui a permis de localiser 85 tombes anthropomorphes (de forme humaine) recouvertes de dalles et 18 sarcophages sculptés, tout à fait typiques de la région.
Toutes les tombes visibles sont médiévales. Les fouilles ont également permis de mettre au jour des pots en céramique placés à côté des défunts ainsi que des coquilles Saint-Jacques apportées par des pèlerins depuis Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a plus de 600 ans.
N’hésitez pas à visiter ce lieu, non seulement pour profiter de la paix et la tranquillité qu’il dégage, mais surtout pour admirer ses vestiges archéologiques : une nécropole médiévale avec des sarcophages en pierre parmi les plus spectaculaires de Catalogne.

L’église Sant Esteve de Canapost est l’un des éléments saillants de notre patrimoine municipal, mais aussi l’un des moins connus, bien qu’il s’agisse d’une référence architecturale de la Catalogne romane.
L’église actuelle est composée de deux parties juxtaposées. La partie préromane comprend une nef, un transept et une abside trapézoïdale ; la partie romane comprend une nef avec une abside semi-circulaire. Elle est composée de trois parties facilement identifiables. La partie principale, de style préroman, forme le noyau de l’église et elle a été construite vers le 9ème ou 10ème siècle. Son transept, bien plus élevé que la charpente de la nef, est doté d’une voûte outrepassée très caractérisée. Un clocher carré a été rajouté plus tardivement, entre les 11ème et 12ème siècles, au sud, ainsi qu’une nef parallèle de style roman, au nord.
Le fronton de l’actuelle porte d’entrée principale de l’église date du 18ème siècle et n’a jamais été achevé. De fait, les restes de la rosace qui devait orner la façade se trouvent derrière l’abside. L’église est dédiée à Saint-Étienne et à Saint-Clet, troisième pape de l’Église chrétienne, de 76 et 88. L’église abritait également un retable gothique de la Vierge du lait, aujourd’hui conservé au musée d’Art de Gérone. Une nécropole du haut Moyen-Âge se trouve à côté de l’église.
Peintures romanes
Des restes de peintures romanes d’une valeur exceptionnelle peuvent être admirés sur l’autel principal et autour du transept. Côté est, la représentation d’un personnage à cheval pourrait illustrer la scène biblique de l’arrivée de Jésus à Jérusalem et serait datée du 12ème siècle. Du côté opposé, l’on devine une Cène, que les experts datent du 15ème siècle. Ces peintures occupent environ 10 m2 et elles utilisent des pigments terreux, avec un mélange d’oxydes de fer et de chaux. Les polychromies ont été découvertes en 1999 suite à des recherches effectuées à partir de fragments de peinture découverts par le passé. Elles ont fait l’objet d’une restauration en 2002.

Outre la valeur historique et patrimoniale des mégalithes et de l’église de Santa Coloma, Fitor offre un excellent environnement pour la pratique d’activités touristiques sportives : cyclotourisme, VTT ou randonnée. Fitor est un endroit spécial, particulièrement indiqué pour tous ceux qui recherchent le calme.

L’église de Santa Coloma est l’un des joyaux du massif des Gavarres et sans aucun doute l’emblème de Fitor.
Cette église romane se dresse majestueusement sur une petite plaine sur la cime formée par le Puig d’Arriells et le Puig Gros. Son clocher-tour, visible depuis une grande partie du massif, est sans aucun doute sa caractéristique la plus singulière. De plan rectangulaire, avec des ouvertures aux trois étages, il est surmonté d’une charpente pyramidale à quatre faces. Les ouvertures de l’étage supérieur sont des baies géminées avec des arcs en plein cintre, des meneaux de section circulaire et des chapiteaux trapézoïdaux. Cet étage diffère du niveau inférieur, tant par l’époque de construction que par sa technique. Son appareil est composé de moellons carrés et lissés, de dimensions normales, sans blocs surdimensionnés au niveau des arêtes. L’influence lombarde sur l’art roman catalan est visible dans la décoration des fenêtres de l’étage supérieur du clocher avec une frise d’arcs. L’église fait partie d’un petit ensemble formé par le presbytère et le cimetière.
Par ailleurs, l’ensemble de dolmens le plus dense de la zone des Gavarres, et parmi les plus importants de Catalogne, se trouve à Fitor. Les mégalithes des Gavarres ont été construits à différentes époques, entre 3400 et 2000 av. J.-C. Vingt-et-un ont été recensés dans l’ensemble du massif mais Fitor en abrite le plus grand nombre.

Nombre de ces constructions funéraires, faites de grandes dalles en pierre, conservent l’essentiel de leur structure d’origine en bon état. Fitor compte quinze dolmens, un menhir et plusieurs pierre sacrificielle. Les pierres les plus connues, dont les dolmens « Tres Peus », « Tres Caires » et « Serra de Cals », se trouvent à la Serra de Cals, qui offre des vues spectaculaires sur le massif des Gavarres.
Les dolmens formaient des enceintes funéraires collectives destinées à protéger les sépultures. Ils sont situés sur des points élevés et dominants, au sommet de collines ou à des emplacements bien visibles. Ils furent construits de façon que la lumière du soleil puisse atteindre l’intérieur de la chambre funéraire, au moins pendant les solstices d’hiver et d’été.
E-RUTA 1: LES DOLMENS DE FITOR
Itinéraire circulaire très facile, idéal pour les petits enfants ou les personnes à mobilité réduite (non adapté aux fauteuils roulants dans sa dernière partie). D’une longueur de 1,62 km (45 minutes), d’un dénivelé de 72 mètres, cet itinéraire permet de visiter l’église de Santa Coloma de Fitor, le Mas Puig, de voir les dolmens et les dépressions dans la roche de Llobinar.
Profitez de la vue sur le clocher de Fitor, avec le Montgrí en arrière-plan, et empruntez la première section du « Camí Ral », la route rurale qui reliait les villes de Palamós et de Gérone. Cette route traverse en grande partie les terres du Mas Joanola de Ramón Botey i Serra, respectez-la.
L’itinéraire proposé part de Fitor, le point de plus grande concentration de dolmens du Baix Empordà. L’accès en voiture se fait par de larges pistes forestières qui partent de Mont-ras et de Fonteta. Pour accéder à Fitor à pied, prenez le PR-C 105 qui permet d’y accéder depuis Mont-ras et Palamós, et également le PR-C depuis Fonteta. Cette route fait partie du réseau de sentiers du Baix Empordà, dont la signalisation est assurée dans le cadre du plan d’excellence touristique géré par la commission de tourisme du Baix Empordà.
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E-ROUTE 2 : LA ROUTE DES DOLMENS DE LA SERRA D’EN CALS
Il s’agit d’une route circulaire de difficulté moyenne d’une longueur 10,38 km, pour une durée de 4 heures, qui passe par la Serra d’en Cals et la Serra Mitjana. Cet itinéraire permet de découvrir une variété de mégalithes dans la partie nord des Gavarres (10 monuments mégalithiques).
L’itinéraire proposé part de Fitor, le point de plus grande concentration de dolmens du Baix Empordà. L’accès en voiture se fait par de larges pistes forestières qui partent de Mont-ras et de Fonteta. Pour accéder à Fitor à pied, prenez le PR-C 105 qui permet d’y accéder depuis Mont-ras et Palamós, et également le PR-C depuis Fonteta. Cette route fait partie du réseau de sentiers du Baix Empordà, dont la signalisation est assurée dans le cadre du plan d’excellence touristique géré par la commission de tourisme du Baix Empordà.

Le circuit peut être effectué en une matinée, à un rythme posé, en s’arrêtant sur le trajet pour profiter au mieux de l’environnement naturel et de l’histoire des Gavarres, en particulier de son patrimoine préhistorique.
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Il s’agit de l’ancienne chapelle du château fort, dont elle est mitoyenne, au centre du village de Vulpellac. L’ouvrage date du 16ème siècle, de style gothique tardif, avec des décorations typiques de la Renaissance, et il est fortifié. L’église est dotée d’une seule nef, avec des contreforts extérieurs, d’une abside polygonale à l’intérieur et semi-circulaire à l’extérieur et elle est recouverte de tuiles des deux côtés. Sa façade orientée ouest est très particulière, avec de grosses pierres très bien travaillées dans la partie supérieure, où sont suspendues deux cloches. La porte d’accès a un arc en ogive. Le linteau et le tympan ne sont pas décorés. Les seuls éléments décoratifs de cette porte sont les bases des trois archivoltes, qui comportent des reliefs végétaux et des têtes humaines. Une rosace simple orne le centre de la façade. Des piliers soutiennent un clocher dont le mur est inachevé. Ce clocher de section carrée, très stylisé, s’élève dans l’angle nord-ouest de l’église. L’ossature intérieure de l’église, avec ses croisées d’ogives, conserve l’écu des Sarriera sur certains dosserets.
Il s’agit d’une église romane à nef double, avec des absides semi-circulaires, construite avec un appareil de pierres de taille carrées. Sur la façade, il convient d’admirer le portail, avec son arc en plein cintre à voussoirs, ses moulures, la rosace simple et les trois corbeaux qui soutenaient certainement des poutres d’un porche disparu. La nef centrale a une voûte en ogive avec trois arcs-doubleaux ; la nef du nord a une voûte en berceau, suivie d’une section en ogive. Une tour semi-cylindrique a été érigée au-dessus de l’abside, du même côté, ce qui donne à l’ensemble une silhouette unique.
L’église actuelle conserve la nef romane du 11ème siècle, qui a été modifiée ultérieurement. L’appareil roman peut être apprécié sur la façade ouest, où une porte Renaissance et une rosace ont été ouvertes. La voûte en berceau, couverte de plâtre, est très certainement l’ancienne toiture. L’église est fortifiée et le chevet roman a été remplacé au 18ème siècle par un transept avec coupole et une abside quadrangulaire. Les chapelles ont été ajoutées plus tardivement et le clocher date de 1755. Le musée d’Art de Gérone (l’ancien Diocèse) abrite une croix gothique renaissance de Fonteta.
Entourée de bois et de champs cultivés, Santa Susanna de Peralta est une petite église romane d’une beauté extraordinaire, riche de plus de mille ans d’histoire Les principales éléments caractéristiques de ce bâtiment sont le clocher-mur, doté de deux arcs en plein cintre, et la nef, dotée d’une abside en demi-cercle.
L’église est située à environ 200 mètres au nord du château, sur une petite élévation située sur la rive droite de la rivière Peralta. Elle n’a qu’une seule nef, ainsi qu’une abside en demi-cercle qui a subi d’importantes réformes aux 17ème et 18ème siècles. Elle doit son état de conservation remarquable à une restauration importante effectuée entre 1976 et 1977. L’abside est décorée de lésènes ou de bandes lombardes et elle est percée par une fenêtre à double battant avec des arcs en plein cintre.
Du côté nord de l’église, près du côté oriental de la nef, s’élève un clocher carré inachevé ou partiellement démoli. À ce jour, seule la partie inférieure est conservée, jusqu’à hauteur de la charpente de la nef. Un clocher, également roman, avec deux arcs reposant sur des piliers rectangulaires, s’élève sur le mur oriental de cette construction. L’intérieur du clocher communique avec la nef par un arc en plein cintre de l’époque baroque.
Il s’agit de l’un des joyaux du massif des Gavarres. Cette église romane se dresse majestueusement sur une petite plaine sur la cime formée par le Puig d’Arriells et le Puig Gros. Son clocher-tour, visible depuis une grande partie du massif, est sans aucun doute sa caractéristique la plus singulière. De plan rectangulaire, avec des ouvertures aux trois étages, il est surmonté d’une charpente pyramidale à quatre faces.
Les ouvertures de l’étage supérieur sont des baies géminées avec des arcs en plein cintre, des meneaux de section circulaire et des chapiteaux trapézoïdaux. Cet étage diffère du niveau inférieur, tant par l’époque de construction que par sa technique. Son appareil est composé de moellons carrés et lissés, de dimensions normales, sans blocs surdimensionnés au niveau des arêtes.
L’influence lombarde sur l’art roman catalan est visible dans la décoration des fenêtres de l’étage supérieur du clocher avec une frise d’arcs. L’église fait partie d’un petit ensemble isolé, formé par le presbytère et le cimetière.
Ses deux nefs sont complétées par deux absides demi-circulaires. Celle du sud est vraisemblablement la plus ancienne. L’abside présente un appareil en épi et des vestiges de peintures romanes peuvent être observés sur les murs de la nef. La voûte en ogive est d’une époque plus tardive. Sur le linteau de l’entrée de l’église se trouve la pierre tombale du prêtre assassiné en 1817 par des bandits qui pillèrent l’église. Les conditions de sa mort y sont décrites dans un latin fort peu académique.
L’acte de consécration
Une copie du texte de dotation ou de consécration de l’église, réalisée par Guillem Molas au 18ème siècle, a été découverte en 1989, dans la bibliothèque capitulaire de Gérone. D’après ce document, le 29 janvier 948, l’évêque Gotmar de Gérone s’est rendu à Fitor pour consacrer l’église construite par le prêtre Altimir et les diacres Placià et Tassi, avec l’aide de tous les fidèles. La nouvelle église fut dotée, comme le veut la coutume, de nombreuses propriétés de la part de diverses personnes. Ces dons prirent la forme de parcelles, de vignes et de « montagne ».
Il s’agit de l’un des monuments les plus importants de l’art roman catalan. Elle est composée de trois parties facilement identifiables. La partie principale, de style préroman, forme le noyau de l’église et elle a été construite vers le 9ème ou 10ème siècle. Son transept, bien plus élevé que la charpente de la nef, est doté d’une voûte outrepassée très caractérisée. Un clocher carré a été rajouté plus tardivement, entre les 11ème et 12ème siècles, au sud, ainsi qu’une nef parallèle de style roman, au nord.
Le fronton de l’actuelle porte d’entrée principale de l’église date du 18ème siècle et n’a jamais été achevé. De fait, les restes de la rosace qui devait orner la façade se trouvent derrière l’abside. L’église est dédiée à Saint-Étienne et à Saint-Clet, troisième pape de l’Église chrétienne, de 76 et 88.
L’église abritait également un retable gothique de la Vierge du lait, aujourd’hui conservé au musée d’Art de Gérone. Une nécropole du haut Moyen-Âge se trouve à côté de l’église.
Peintures romanes
Des restes de peintures romanes d’une valeur exceptionnelle peuvent être admirés sur l’autel principal et autour du transept. Côté est, la représentation d’un personnage à cheval pourrait illustrer la scène biblique de l’arrivée de Jésus à Jérusalem et serait datée du 12ème siècle. Du côté opposé, l’on devine une Cène, que les experts datent du 15ème siècle. Ces peintures occupent environ 10 m2 et elles utilisent des pigments terreux, avec un mélange d’oxydes de fer et de chaux. Les polychromies ont été découvertes en 1999 suite à des recherches effectuées à partir de fragments de peinture découverts par le passé. Elles ont fait l’objet d’une restauration en 2002.
Les restes de cet édifice, l’un des temples les moins connus de notre patrimoine architectural, évoquent à la fois beauté et la majesté. Cette chapelle singulière, datant du 18ème siècle, est située à l’ouest de Canapost, au sommet de la colline du même nom. Une tour de défense était autrefois adossée à l’arrière de l’ensemble, qui a perdu sa charpente et une partie des pierres formant les ouvertures, vraisemblablement à la suite à des pillages. En dépit de son charme et de son intérêt, il s’agit d’un élément relativement méconnu, qui ne figure dans aucun des guides touristiques sur la région. Nous recommandons fortement de le visiter, en particulier pour son emplacement privilégié, qui offre une vue magnifique. Josep Pla le considérait comme l’un des plus beaux points de vue sur l’Empordà.
Elle a été bâtie à deux kilomètres au nord de l’ancienne église (plus enfoncée dans le massif des Gavarres), à un emplacement beaucoup moins éloigné de la plupart des nombreuses fermes disséminées dans la localité. Elle est facilement visible depuis la route de Gérone à Palamós. Le temple paroissial est un bâtiment du 18ème siècle doté d’une nef avec des chapelles latérales et un chevet polygonal. La façade occidentale présente un portail rectangulaire en pierre calcaire. Elle est décorée d’un fronton et de demi-sphères en relief. Une niche, actuellement sans image, est surmontée du monogramme IHS. Une inscription incisée nous informe de la date de construction : (débutée en 1737 - achevée en 1751).

